Poème chinois: Nostalgie et Nouvel An

L’Empereur envoie Xue Daoheng (薛道衡) en mission dans le Sud, peu avant le Nouvel An. Les festivités passent, et vient le septième jour, qui est le jour de l’homme (人日节).

Un poème du 问礼俗 sur la création du monde parle en ces mots du jour de l’homme:

Jour de l’An: le poulet,
Deuxième jour: le chien,
Troisième jour: le cochon,
Quatrième jour: le mouton,
Cinquième jour: le boeuf,
Sixième jour: le cheval,
Septième jour: l’homme.

Le jour de l’An, dessin du poulet sur la porte
Le septième jour, image de l’homme sur la tenture.

Le septième jour est celui où furent créés les dix mille êtres. C’est celui où soudain Xue Daoheng est envahi de nostalgie. Il était loin de chez lui avant le Nouvel An, il est loin de chez lui après le Nouvel An: deux années déjà.

Il écrit ce poème, auquel je fais suivre explication et traduction.

人日思归

入春才七日
离家已二年
人归落雁后
思发在花前

Explication vers à vers:

人日 – 思归
rén rì – sī guī
Jour de l’homme – nostalgie

入春 – 才 – 七日
rù chūn – cái – qī rì
entrer dans le printemps – seulement – sept jours
离家 – 已 – 二年
lí jiā – yǐ – èr nián
être loin de sa famille – déjà – deux années
人归 – 落雁后
rén guī – luò yàn hòu
homme rentrer chez lui – après le départ (la migration vers le Nord) des oies sauvages
思发 – 在花前
sī fā – zài huā qián
réfléchir – avant l’éclosion des fleurs

En voici enfin une traduction:

Nostalgie de Nouvel An

Sept jours seulement que le printemps est là
Et déjà deux années que je passe loin des miens
Les oies sauvages partiront avant moi
Je réfléchis – les fleurs n’ont pas éclos.

 Xue Daoheng

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