Les trottoirs larges de Washington sont recouverts d’un tapis de feuilles jaunes, oranges, rouges qui glissent sous la pluie.

Au milieu de mes examens, je me suis soudain rendu compte que l’automne était venu, à la manière de ce poème de Fujiwara no Toshiyuki, un noble Japonais qui vécut au IXè siècle:

秋きぬと
目にはさやかに
見えねども
風の音にぞ
おどろかれぬる

dont voici ma traduction, proche du mot-à-mot (enfin… j’espère!):

Que l’automne soit là
Mes yeux clairement
Ne le voient pas
– Bruit du vent:
Soudain je suis surpris.

Cela, la surprise, c’était il y a deux semaines peut-être. A présent, les arbres ont fini leur strip-tease, et je penche du côté de Rutebeuf:

Avec le temps qu’arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n’aille à terre

Qu’y a-t-il chez Rutebeuf qui me fasse toujours l’associer au Japon, comme déjà dans ce message?

Fujiwara no Toshiyuki (Source: wikipedia)

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