Egypte (3/3): Le Caire, ses pyramides, son musée

Au Caire il faut bien rester deux jours: un pour les pyramides et un pour le musée du Caire. Pour ceux qui ont plus de temps il y a des quartiers du Caire où il est agréable de se balader: le quartier dit islamique (le centre historique) et le quartier copte.

Jour 8: Trajet depuis Louxor et balade dans les quartiers historiques

Mon trajet depuis Louxor m’a pris un peu plus de temps que prévu, vu que le train de nuit est arrivé avec six heures de retard à 14 heures… Le temps d’essayer sans succès de me faire rembourser mon billet, j’étais à mon hôtel un peu miteux vers 16 heures. Ma première journée était donc bien amputée…

J’ai donc passé ma fin d’après-midi à me balader dans le quartier historique du Caire, et en particulier dans le souk Khan-al-Khalili. Il n’y pas de monument spectaculaire, mais il est agréable de se perdre dans les ruelles, d’observer les scènes de rue, de visiter un bâtiment ancien rencontré au hasard d’un tournant.

L’Université Al-Azhar:

Une belle mosquée:

Le parc Al-Azhar:

Un monument m’a cependant impressionné: la porte de Bab-Zuweila. Elle est surmontée de deux hautes tourelles où l’on monte par des échelles branlantes. D’en haut, on est seul, au calme, avec  une vue superbe sur les quartiers alentour.

On peut monter à une forteresse qui domine la ville; quelques bâtiments récents:

On apprécie aussi le cadeau en l’échange duquel Louis-Philippe a reçu l’obélisque qui trône à présent place de la Concorde: une belle horloge, qui est en réparation.

Jour 9: Pyramides de Gizeh, de Saqqara et de Dahshour

Gizeh est incontournable, et en vaut vraiment la peine. J’ai cependant beaucoup aimé aussi les sites de Dahshour et surtout de Saqqara, aux pyramides moins spectaculaires mais placées dans un cadre désertique plein de charme.

On va a Gizeh comme on va à Palaiseau. Un coup de métro puis de taxi collectif, on paie l’entrée, et on est au pied des pyramides. Evidemment, il y a foule et il vaut mieux y arriver tôt. Les groupes de touristes se massent surtout entre l’entrée et la pyramide de Kheops, puis sont baladés en minibus autour du site. Cela veut aussi dire qu’en marchant aux pyramides de Kephren et de Mykerinos ainsi qu’aux autres sites mineurs on est beaucoup plus tranquille.

D’en bas, il est difficile d’appréhender la hauteur et la masse colossales des pyramides. Je réplique mentalement sur les degrés les plus haut la taille énorme des blocs de pierre qui en font la base. Au pied des pyramides assises sur des blocs des familles pique-niquent. Des courageux prennent l’écriteau “no climbing” pour une incitation à monter.

J’ai payé un supplément – 20 euros – pour visiter la pyramide de Kheops. On peut s’en dispenser en y suppléant par l’imagination, mais la visite est impressionnante. Un long couloir qui s’enfonce dans le cœur de la pyramide, d’abord descendant puis montant, et aboutit à la chambre funéraire. Les blocs de pierre sont d’une taille démesurée, le silence est total, pesant. Tout est vide, mais on sent le poids infini des millions de tonnes de pierres au-dessus de sa tête.

La banlieue jouxtant le site des pyramides, un côté est densément urbanisé, l’autre côté est désertique. On peut aller du côté désertique à dos de chameau, ou comme je l’ai fait à pied. En mettant un peu de distance entre soi et la monumentalité du site, avec quelques dunes et chameliers comme cadre, et à l’horizon la ville, les pyramides retrouvent leur majesté.

Il faut évidemment aller présenter ses hommages au Sphinx, que, comme certaines personnalités trop célèbres, on est surpris de trouver plus petit en réalité qu’on ne s’y attendait…

Cela m’a pris la matinée; j’ai ensuite loué un taxi pour un circuit des pyramides de Dahshour et de Saqqara (aucune difficulté pour en trouver un à la sortie du site; il faut négocier un peu le prix).

Dahshour vaut pour sa solitude et la Pyramide rouge. On est dans une enceinte militaire au milieu du désert.

On voit au loin la Pyramide pliée (Bent pyramid): pour sa première tentative de pyramide à face lisse, l’architecte du pharaon Snéfrou a commencé avec une face trop pentue; à mi-chemin il en a changé l’inclinaison pour qu’elle ne s’écroule pas…

Puis je suis rentré dans la Pyramide rouge (Red pyramid): même atmosphère que celle de Khéops, un peu moins monumentale dans ses volumes intérieurs, mais avec des échelles et couloirs étroits qui donnent l’impression de piller un tombeau.

Mon taxi m’a ensuite emmené au site de Saqqara. Beaucoup de pyramides (pas les plus grandes ni les mieux conservées, mais bien nombreuses), peu de touristes, et une atmosphère désertique bien plus belle qu’à Gizeh. C’est là qu’il y a la plus ancienne des pyramides, celle de Djoser, construite à degrés. Il y a aussi un petit musée à l’entrée, très intéressant, et le site est plus grand qu’il n’y paraît: on peut y passer quelques heures en marchant de pyramide en pyramide.

J’ai quitté Saqqara au coucher du soleil. Mon taxi était de mauvais poil que je sois resté si longtemps et il a ruminé pendant le trajet de retour. Il m’a déposé au quartier copte, minuscule en fait, où je me suis attardé dans la petite église Saint Serge

Jour 10: Musée du Caire.

Un musée qui mérite sa journée. Les explications sont anémiques, mais les œuvres sont sidérantes. La plupart des pièces vraiment anciennes conservés en Egypte sont ici: la plupart des vestiges vu hors du Caire datent de l’époque de Ramsès II ou sont plus récents; ici certains objets remontent à -3000.

Tablette de Narmer (premier hiéroglyphe connu), minuscule statue de Kheops, scribe assis, statue de Djoser (pharaon enterré à Saqqara), couple de Rahotep et Nofret… Et bien sûr les trésors sidérants de la tombe de Toutankhamon. Le musée ouvre de 9h à 19h et j’y ai passé la journée. On peut prendre un sandwich dans la courette.

Vous pouvez accéder aux articles contigus de ce carnet:<< Egypte (2/3): Louxor, la maison des siècles

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